Le grand vide


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Présentation

Mâ Ananda Moyi

Mâ Ananda Moyî fut certainement, en Inde, la sage la plus vénérée du XXème siècle.
Dès sa petite enfance, elle fut considérée comme un être extraordinairement lumineux.
Mariée à 12 ans et 10 mois,
son mari sera le premier à voir se dérouler une Réalisation extraordinaire,
qu'il ne cherchera jamais à entraver,
car il considère vite sa femme (de 20 ans plus jeune)
comme son Maître.
Une sorte d'aura l'entourait et enlevait à son mari tout désir humain.

Elle confiera plus tard :
"Je puis vous le dire, ce que je suis,
je l'ai toujours été, dès ma première enfance.
Mais lorsque les différentes étapes de l'ascèse se déroulèrent dans ce corps-ci,
il se produisit une sorte d'ignorance (ajnâna).
Mais quelle sorte d'ignorance ?
C'était de la connaissance qui s'était déguisée en ignorance".

"En général, dit-elle aussi, un voile sépare l'homme de son propre Soi,
et ce voile doit être progressivement usé par la vie,
mais dans ce cas-ci aucun voile ne s'interposait,
c'est par jeu qu'il avait été amené pour ensuite être retiré".

Le 3 Août 1922, elle se donna à elle-même l'initiation.
"Vous désirez appeler quelqu'un que vous voyez, déclara-t-elle plus tard,
mais vous ignorez son nom.
Vous essayer donc d'attirer son attention en lui faisant des signes
et en l'appelant par les mots qui vous viennent à l'esprit.
Il s'approche alors et vous demande :
"Etait-ce moi que vous appeliez ? Voici mon nom".

De même le seigneur, dans son rôle de guide spirituel,
révèle son nom au pélerin en quête d'un maître.
Après l'initiation, finis les tâtonnements pour le disciple !
Il a trouvé le fil conducteur qui le mènera au but.
En fin de compte, le disciple comprend qu'il ne fait qu'un
avec le Nom et l'état d'Etre primordial.
Comment pourrait-il en être autrement ?
Lui seul peut donner son nom
et nul autre que Lui ne peut supporter de Le connaître.

Très vite, des milliers, des millions de personnes vinrent
recevoir auprès d'elle la bénédiction du darshan,
du contact transfigurateur avec le maître spirituel.

Son enseignement, le plus souvent silencieux
ne se référait à aucun dogme,
et son rayonnement s'étendait
bien au-delà des différentes écoles de l'hindouisme.
Chefs d'Etat, moines, hommes et femmes de toutes religions
venaient la visiter des quatre coins du monde.

La Joie transmise par "Mâ" s'apparentait
à la félicité ineffable qu'ont évoquée les grands mystiques,
et qui plonge ses racines dans l'intuition de la non dualité.


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